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La Protection des biens culturels (PBC) de la PCi au COSADOCA

Le site de Dorigny (UNIL, ACV et EPFL) regroupe une quantité énorme d’archives et documents précieux. Après avoir pris conscience de la nécessité de savoir affronter et gérer un événement dommageable important sur le site, les directions de l’UNIL et de l’EPFL se sont associées, avec le concours des Archives cantonales vaudoises (ACV), pour former le consortium COSADOCA. Cette entité, pourvue d’une structure administrative et d’un comité directeur, a pour mission de gérer la sauvegarde, la remise en état et la réinjection dans le circuit des documents endommagés à la suite d’un sinistre. Elle doit aussi tenir un décompte et un suivi précis de tous les documents endommagés (collaboration avec l’ECA).

La Protection civile, dans le cadre de ses activités PBC (protection des biens culturels) peut être appelée en renfort. Enfin, des partenaires privés peuvent aussi intervenir, comme la société SGF Congélation (pour la congélation «à cœur» dans les 72 heures des documents trop endommagés pour être traités immédiatement).

En cas d’incident majeur (incendie ou inondation), dans quel ordre se déroulent les opérations?

En tout premier lieu, les pompiers sont alertés par la CTA. Le piquet du COSADOCA est à son tour immédiatement alerté par les pompiers ou directement par le service de sécurité privé du site UNIL/EPFL. Une chaîne téléphonique se déclenche alors et tous les intervenants du COSADOCA arrivent sur les lieux dans les meilleurs délais.

Le sinistre est déclaré parallèlement à l’ECA qui doit ensuite définir, avec le concours de la Police cantonale, si son origine est criminelle ou non.

Dès que les pompiers ont circonscrit le sinistre et ouvert l’accès des lieux aux intervenants, le directeur du COSADOCA doit pouvoir, le plus précisément possible, étudier la gravité de la situation. En fonction de son bilan, la Protection civile (PCi) peut être appelée en renfort. Ses tâches seront de deux ordres :

  • logistique : mise à disposition et installation de tentes, gestion des rapports au poste de commandement (PCO) et de la télématique
  • appui : aide pour le transport, le tri et le séchage des documents endommagés (groupe PBC)
Très vite, la gestion du sinistre s’organise

Sous les tentes, on différencie les zones de tri (selon les différents types de dommages subis). Une tente supplémentaire est réservée au poste de commandement.

Les documents, une fois extraits des zones sinistrées, seront tous scannés et inventoriés dans les zones de tri. Une décision est prise pour chacun :

  • congélation (traitement spécifique ou différé)
  • séchage (puis remise en circulation)
  • remise en circulation directe
  • destruction

L’ensemble des documents endommagés est exposé à des complications importantes au-delà de 72 heures (apparition de moisissures). C’est pourquoi chaque document doit être diagnostiqué et doit pouvoir, dans les 72 heures, avoir été remis en état (séché) ou congelé à cœur en vue d’un traitement ultérieur.

Exercice annuel COSADOCA

L’efficacité du COSADOCA dépend directement de la qualité de son commandement et de la formation de ses membres. C’est pourquoi, une fois par année, depuis 2005, un exercice COSADOCA est mis en place.

Tous les intervenants et partenaires participent à cet exercice grandeur nature. Cette année, il a eu lieu les 7, 8 et 9 septembre à la bibliothèque de Dorigny. Un site a été préparé au sous-sol avec des livres réellement brûlés et éteints au préalable (en un autre site) par les pompiers. D’autre part, des rayonnages à l’étage ont été mouillés (sinistre secondaire, conséquence de l’incendie).

Dans un premier temps, il a fallu évacuer le bâtiment (visiteurs et employés) et attendre que les pompiers ouvrent l’accès aux intervenants. Durant ce temps, les personnes évacuées (dans le calme) ont été informées de l’exercice. Beaucoup d’entre elles avaient déjà aperçu les avis d’exercice placardés dans les locaux.

Dès que l’accès a été à nouveau donné par les pompiers, les usagers de la bibliothèque ont pu retourner à leurs activités.

Pour le COSADOCA, l’exercice commençait : bilan de la situation, alerte des intervenants, organisation de l’infrastructure et gestion de l’événement.

Hormis les inévitables aléas liés à toute intervention, le bilan est tout à fait positif pour l’ensemble des intervenants. Les procédures du COSADOCA ont pu être testées sur la durée (30 heures d’affilée), la coordination avec les sapeurs-pompiers s’est avérée efficace et l’appui de la PCi toujours polyvalent et souple en fonction des missions reçues. Tout au plus est-il à relever que si l’appui spécifique de la PCi en matière d’aide à la conduite, des moyens en télématique et en logistique est évident, il ne pourra en aller de même sur la durée pour le personnel PBC (entraîné depuis 2006) pour l’appui spécifique au personnel du COSADOCA et ce en raison du volume important des effectifs à fournir pour cette action. En effet, la PBC régionale ne compte qu’une vingtaine de membres; il sera alors nécessaire d’utiliser, suite à une instruction d’urgence, d’autres forces à prendre parmi les membres de la PCi, voire plus simplement auprès des étudiants.

Pour en savoir plus : www.cosadoca.ch


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