Protection civile vaudoise

Piste d’exercice du CCPP : Exercice d’intervention pour une école de formation de base d’appui

Une Ă©cole de formation de base (EFB) d’appui a vĂ©cu, jeudi 17 mars 2011, un exercice d’intervention de « terrain Â». Il s’agissait d’une opĂ©ration dont le scĂ©nario a Ă©tĂ© gardĂ© secret jusqu’à son dĂ©roulement, ceci afin d’immerger les EFB dans des conditions de mobilisation et d’intervention les plus proches possible de la rĂ©alitĂ©.

Au dĂ©marrage, un scĂ©nario qui fait Ă©cho Ă  l’actualitĂ© du Japon : un tremblement de terre a eu lieu dans la rĂ©gion de Gollion. Police et pompiers ont pris en charge les sans-abri et maĂ®trisĂ© le feu. Il reste toutefois des blessĂ©s bloquĂ©s sous les dĂ©combres qui ne peuvent pas ĂŞtre secourus par les partenaires (accès bloquĂ©s). L’EFB est donc mobilisĂ©e en prioritĂ© pour libĂ©rer les accès.

Sur la base de cette situation de sĂ©isme en milieu urbain, l’exercice « HAITI Â» a permis aux EFB de tester et mesurer leurs aptitudes sur les points suivants :

– libĂ©ration et sĂ©curisation des accès ;
– recherche et secours de blessĂ©s ;
– suivi d’une situation en Ă©volution.

Du côté de l’instruction, les objectifs étaient clairs. Il s’agissait en premier lieu de vérifier les connaissances acquises durant l’EFB. Mais un exercice de terrain offre aussi l’avantage d’améliorer pratiquement les processus et les automatismes. Enfin, chaque intervention, qu’elle soit réelle ou exercée, implique une structure de conduite. Celle-ci a également été observée et appréciée par les instructeurs.

Vanessa Maurer, Cellcom de la PCi vaudoise

 


Bilan des instructeurs

MalgrĂ© une phase dite « de chaos Â» en dĂ©but d’intervention, l’attribution des premières missions et l’organisation gĂ©nĂ©rale de la place sinistrĂ©e se sont dĂ©roulĂ©es de bonne manière.

Les premiers éléments de secours étaient rapidement en place pour venir en aide aux sinistrés (simulés par des participants). Les pionniers du détachement d’appui ont travaillé sans interruption pendant plus de 7 heures se relayant pour manger et pour boire afin de ne jamais interrompre les processus de sauvetage en cours.

Des sauvetages avec différentes techniques ont été testés, en puits vertical, en galerie avec perforations de dalles en béton et étayage, levages de charges, et tyroliennes.

Deux secteurs ont été délimités par le chef d’intervention et tous deux étaient sous la responsabilité d’un officier et de trois chefs de groupe. L’ensemble de la troupe de sauvetage engagée a effectué un travail de très bonne qualité et a été remerciée par le corps des instructeurs chargés d’évaluer leurs connaissances.

Philippe Doll, Instructeur Ă  PCi vaudoise