Hors service depuis plusieurs annĂ©es parce qu’il ne rĂ©pondait plus aux normes de sĂ©curitĂ©, le tĂ©lĂ©ski des PrĂ©vondes du Vallon de Villard a Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ© par les pionniers de la Protection civile de la Riviera et du Pays-d’Enhaut Ă l’occasion de deux cours de rĂ©pĂ©tition des sections appui/sĂ©curitĂ©.
Du mardi 17 au vendredi 20 mai 2011, quelque 100 pionniers se sont ainsi succĂ©dĂ©s pour abattre les sept arches qui supportaient le câble du tĂ©lĂ©ski des PrĂ©vondes. Philippe Nicole, chef du service appui-sĂ©curitĂ© A.I., revient sur les dĂ©tails d’une opĂ©ration placĂ©e sous le signe de la sĂ©curitĂ©: «Nous avons commencĂ© par faire escalader un homme au sommet de l’arche pour attacher un câble en son centre. Après avoir dĂ©coupĂ© deux des quatre portants mĂ©talliques (ceux qui se trouvent en aval de la pente), il ne nous restait ensuite plus qu’Ă faire tomber les arches Ă l’aide d’un treuil manuel solidement ancrĂ© dans le sol». Les portiques mĂ©talliques ont ensuite Ă©tĂ© dĂ©coupĂ©s en tronçons d’un mètre avant d’ĂŞtre dĂ©bitĂ©s, au chalumeau, en petit morceaux en vue de leur Ă©vacuation Ă l’aide de brouettes tractĂ©es. Les larges blocs de bĂ©ton armĂ© qui supportaient les arches ont Ă©galement donnĂ© du fil Ă retordre aux hommes de la PCi. Pour que l’exploitant du champ puisse Ă nouveau passer avec ses machines agricoles, il convenait de les dĂ©truire jusqu’Ă une profondeur de 20 centimètres au dessous du sol.
«Le terrain escarpĂ© et la nature du travail Ă effectuer rentraient parfaitement dans le cadre d’un cours de rĂ©pĂ©tition de l’appui sĂ©curité», prĂ©cise Philippe Nicole. «Pour les hommes engagĂ©s, le fait d’Ĺ“uvrer pour la collectivitĂ© publique est aussi une bonne motivation: en règle gĂ©nĂ©rale, ils mettent plus de cĹ“ur Ă l’ouvrage que lors d’un exercice Ă blanc». Du cĂ´tĂ©s des participants interrogĂ©s, le moral Ă©tait effectivement comme la mĂ©tĂ©o de ces quatre jours: au beau fixe. Pour certaines personnes qui ne travaillent pas forcĂ©ment dans la construction, c’Ă©tait l’occasion de se familiariser avec des outils aussi bruyants qu’impressionnants et il fallait parfois s’armer de patience avant de pouvoir manier meuleuses, chalumeaux et autres marteau-piqueurs.
Après quatre jours de travail, cinq des sept arches ont pu ĂŞtre entièrement dĂ©mantelĂ©es et Ă©vacuĂ©es. Le dĂ©montage des Ă©lĂ©ments restant fera l’objet d’un second cours de rĂ©pĂ©tition au mois de septembre prochain. Si la mĂ©tĂ©o est aussi clĂ©mente que lors de ces journĂ©es de mai, nul doute que l’on se bousculera Ă nouveau au portillon pour venir Ă bout du tĂ©lĂ©ski.